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lundi 1 décembre 2014

L'avenir de NEVS. Communiqué de l'administrateur Lars Eric Gustafsson.

Lars Eric Gustafsson, administrateur de la recontruction NEVS a mis en ligne un bulletin complet faisant l'état des lieux à ce jour .
Il se veut avant tout rassurant, et à ce titre, nous donne plus de détails autour du projet qui se construit en coulisses depuis des mois .

Le coeur de ce montage n'a pour l'instant pas de nom* . Closes de confidentialité oblige. Appelons le X.
Mais il est l'alpha et l'oméga du projet de refinancement de NEVS par capitalisation.

Lars Eric Gustafsson confirme donc l'intérêt manifeste de deux constructeurs automobiles asiatiques pour NEVS.
Ainsi il y aurait deux types de contrats avec chacun d'eux.
-Une entrée au capital de NEVS pour X.
-Une joint venture ou partenariat industriel avec l'autre.

A ce jour, l'administrateur a été en mesure de fournir au tribunal et aux fournisseurs-Créanciers,  une lettre d'intention, signée entre X et NEVS, déclarant que X deviendra l'actionnaire majoritaire au capital de NEVS. Les créanciers se sont vus remettre des informations très précises à ce sujet.

X va renégocier la licence d'exploitation de la marque commerciale SAAB auprès du groupe SAAB AB durant ce mois de Décembre.
Si l'issue de cette négociations'avèrait positive, alors X s'engagera à verser à NEVS sous forme de prêt relais, durant les mois nécessaires à la finalisation des négociations, la somme de 5 Millions d'Euros par mois pour couvrir les frais inéherents à la réorganisation. Il est précisé que les accords devraient être finalisés et signés en Fevrier 2015.

De plus, il s'agit de pérenniser le projet appelé NEVS Industrial Services puisqu'il devrait permettre à NEVS de rentrer des fonds sous forme de loyers payés par des acteurs industriels externes, locataires des locaux et infrastructures de l'usine de Trollhättan. NEVS démarche dans ce sens différents contructeurs principalement automobiles depuis plusieurs mois .
Ce service permettrait à NEVS de se créer une trésorerie sur la base d'un faible investissements et d'equipements déjà existants, en attendant de pouvoir redémarrer la production d'automobiles SAAB.

Le paiement des salaires a été assuré par NEVS , complété par la garantie de l'état . 155 salariés ont dû être licenciés ces dernieres semaines pour alléger les charges fixes de l'entreprise. Ces salariés pourraient être réembauchés dès que les fonds auront été sécurisés.

* Selon des sources proches de Saabsunited, X serait bel et bien le constructeur indien Mahindra. Cette information n'est cependant pas encore confirmée officiellement.

Retrouvez le communiqué sur http://saabcars.com/Global/newsfiles/20141201-Reconstruction-En.pdf


mercredi 25 juin 2014

Premiers emprunts conclus par NEVS. Arrêt de la production jusqu'à la fin de l'été. Aucun licenciement.

NEVS vient de lever un prêt de env. 5,5 6,3M€ (5,5 58millions de couronnes suédoises) après avoir emprunté, il y a 15 jours, env. 3,5M€ 4,1M€. 

Ces emprunts permettront de faire face à ses dettes court terme dans l'attente d'un bouclage des négociations toujours en cours et qui, selon Michaël Ostlund (RP NEVS), suivent leur cours:
"Les pourparlers sont de bonne foi, mais cela prend du temps. L'arrêt de la production signifie que nous ne voulons plus d'autres dettes: nous avons donc décidé d'attendre après les vacances pour recommencer la production."
Si des CDD ou contrats de consultant n'ont pas été renouvelés, il est à noter qu'aucun licenciement n'est intervenu à ce stade.

NEVS joue la carte de la rigueur budgétaire à titre de précaution et repousse désormais la reprise de la production à la fin de l'été. Sans doute cela ne signifie-t-il pas une cessation d'activité mais simplement l'arrêt d'un cycle d'exploitation qui est non rentable à cette volumétrie. Plus probablement, le centre de développement et de test continue à travailler sur la nouvelle plateforme que trois mules ont déjà testé.

Les rumeurs non officiellement confirmées par NEVS continuent de circuler sur la recherche de partenaire. Mahindra qui cherche à s'implanter en Europe et a besoin de nouveaux modèles. Et puis le constructeur chinois Dongfeng qui ne serait pas à sa première co-entreprise (PSA, Renault-Nissan et Honda). On notera que ce dernier a acquis l'an passé 70% de la société d'ingénierie T-ENGINEERING, émanation de la société Saab Powertrain AB, liquidée en 2012... Dongfeng, 2ème constructeur chinois avec 3.000.000 de véhicules vendus, est toujours en recherche de nouvelles plateformes. Il pourrait donc être intéressé par un accord de licence d'utilisation.

Toutefois, à ce stade, rien s'est sûr. Donc, il faudra probablement composer sans grande nouvelle d'ici la fin de l'été car des négociations bien étudiées et abouties prennent souvent entre 6 à 12 mois. Il faut donc espérer que Mahindra était effectivement dans la boucle depuis quelques temps. Le jour de l'Indépendance financière pour Saab n'a pas encore sonné...
via TTELA, P4 Väst

samedi 14 juin 2014

Mahindra ou Mahindra pas ?

NEVS a arrêté la production de voitures Saab en raison d'un manque de fonds le mois dernier. Et depuis les piles de dettes s'accumulent.
Mais deux investisseurs asiatiques potentiels pourraient être la solution pour l'entreprise en difficulté qui a sauvé Saab de la faillite. L'un d'eux est Mahindra & Mahindra en Inde, selon le magazine suèdois Ny Teknik qui ne cite pas sa source.
Ainsi le nom de Mahindra comme un prétendant potentiel revient de plus en plus souvent dans les médias suèdois.
La radio suédoise P4 Väst pretend savoir de différentes sources que Mahindra va devenir le nouveau co-propriétaire avec Nevs de Saab dans sa seconde phase d'investissements.
"Pour résoudre les problèmes économiques, Nevs est en négociation avec les Indiens Mahindra pour une collaboration", a déclaré la radio.Anand Mahindra a déclaré au Financila Times qu'il reste à l'affût d'acquisitions potentielles en Occident malgré les échecs passés concernant Aston Martin et Saab en Suède au cours des dernières années.
Source swedishwire.com


jeudi 22 mai 2014

Edito: le point sur la situation du constructeur à Trollhättan

Tout d'abord, je voudrais dire pourquoi nous n'avons pas écrit d'avantage ces derniers mois...

La première raison est que tout simplement les nouvelles venant de Trollhättan se sont faites plutôt rares et il est difficile de parler à propos d'un constructeur silencieux.

La deuxième raison (qui me concerne peut-être plus personnellement) est qu'il ne m'a tout simplement pas été possible d'adhérer avec enthousiasme au projet de NEVS qui a souhaité publiquement réintroduire la Saab 9-3, version 2011.
Certes, le modèle présenté ne manque pas d’atouts esthétiques et de qualités routières - j'apprécie énormément cette berline que je conduis tous les jours et qui reste nettement au-dessus des voitures récentes à de nombreux points de vue objectifs.
Dans le détail néanmoins, je me suis demandé quelle valeur ajoutée NEVS avait apporté à ce véhicule... Une amélioration de l'insonorisation, des dispositifs de sécurité passagers amélioré via un système nouveau évitant le coup du lapin en cas de choc arrière. Et? Et c'est tout.
En réalité, NEVS a nommé "Aéro", une version sans GPS tactile intégré, sans Hi-fi digne de ce nom et pour clouer le tout, a liquidé ses volants en stock dont les commandes n'étaient pas reliées au mode bluetooth. Bref, incompréhension en ce qui me concerne depuis lors, même si - je l'ai écrit moi-même - ce modèle faisait figure d'entrainement du personnel technique et commercial et devait permettre d'envoyer des modèles de démonstration en Chine. Même pas d'homologation CE piétons, donc série limitée dès le départ à 1000 unités maximum pour la Suède d'ailleurs.
Bref, le doute s'est violemment installé en moi et, je l'avoue, j'ai donc commencé à croire que l'espoir de voir Saab un jour renaître de ses cendres se refermait...

Une troisième raison? Le business model de NEVS m'est apparu à géométrie variable. D'abord, il n'était pas question au moment du rachat des actifs de Saab en 2012 que NEVS fasse venir une ville chinoise (Qingdao) comme associé principal. J'ai d'ailleurs pensé que l'homologation partielle de 9-3 pour la vente en Europe était surtout destinée à satisfaire les conditions du contrat d'utilisation du nom commercial  de "Saab" que NEVS avait passé en 2012 avec SAAB AB (obligation de production et commercialisation en Suède). Ensuite, J'ai pensé - comme Swade - que vouloir sortir une Saab électrique sur une plateforme non conçue à cet effet était un non-sens total. Suffit de voir que d'autres constructeurs (Toyota, BMW, Audi, Opel-GM, Tesla, Renault) ont déjà depuis 2 ans mis sur le marché des VE pensés techniquement ab initio comme des VE...
Enfin, la vente de VE ne semble toujours pas décoller en raison des infrastructures (stations de rechange/recharge) qui ne suivent pas au rythme espéré et du cours du pétrole qui s'est stabilisé en raison de la crise. Bref, je ne voyais pas très bien comment NEVS allait s'en sortir économiquement et finalement comment un jour avant ma mort je pourrais acheter une Saab moderne ici, en France...

Sur le silence de NEVS justement...
Il semblerait que le service "Communication" de NEVS se soit réveillé, non? Il a - disons -  frappé très fort! ouaow! Ça c'est du buzz! Yes, NEVS sort de son silence studieux avec une nouvelle fracassante, c'est génial, non?! Non?...
"Nous rencontrons des difficultés de trésorerie à court terme car un de nos actionnaires n'a pas effectué les apports qu'il aurait dû faire. En conséquence, nous allons devoir...".
- Non.
On vous avait dit: "NEVS parle peu mais ce qu'ils disent, ils le font. Tout est différent maintenant avec eux. Finies chez Saab les annonces business comiques du lundi matin contredites le vendredi".
Ooooops! :-/

Bien. Redevenons sérieux...
Que faut-il penser de ce qui vient de se passer?

Depuis hier, plusieurs nouveaux éléments ont émergé via Saabsunited, nous pouvons donc vous en parler librement...

1) Qu'a fait NEVS depuis 2 ans?

Il n'est pas pensable de penser que NEVS se soit contenté de faire le ménage dans l'usine de Trollhättan et espérait gagner de l'argent avec les quelques titines vendues en 2014. La remise en marche de la production était un signal médiatique et surtout une nécessité industrielle pour former son personnel. NEVS s'est structurée en vue d'une production de masse à moyen terme. Repartant de zéro, deux ans ont vite passé!
Mais alors pour faire quoi et aller où?
Depuis le début, NEVS a dit que son projet était axé sur les véhicules à motorisation électrique (de façon non exclusive) en utilisant à terme une plateforme dédiée, basée sur l'architecture Phoenix héritée de lère Spyker, avec le marché chinois pour cible et, à terme, d'autres marchés dans le monde, dont l'Europe.

On ne peut pas douter en réalité que le développement et la recherche pour achever une nouvelle plateforme modulaire et travailler sur l'ingénierie des motorisations électriques, ait avancé dans le secret, bien que nous n'ayons aucune information officielle à ce niveau. Je comprends cela en tout cas quand je lis dans le communiqué de presse d'hier :
"Il est important de préciser que le niveau des actifs est nettement plus élevé que la dette"
NEVS s'est fait financer (sur le papier) par un accord avec un nouvel actionnaire et futur premier partenaire commercial - public, la ville chinoise de Qingdao. Via une société d'investissement, elle devait investir plusieurs centaines de millions d'euros en fonction du programme d'avancement des recherches. Des problèmes politiques s'en sont mêlées puisqu'un grand nombre de représentants politiques locaux de la ville ont changé depuis et il semblerait que les liens avec le réseau de partenaires locaux de NEVS se soient quelque peu distendus. Le problème des fonds qui n'arrivent pas de Chine recommence donc...


2) Quelles sont les pistes envisagées par NEVS?

  a- trouver un partenaire constructeur et un équipementier d'envergure pour avoir un soutien non seulement économique et financier mais aussi technique.
Depuis longtemps des rumeurs circulent sur Mahindra, rumeurs officiellement démentie à l'époque de la reprise des actifs de Saab. Ces rumeurs se font plus insistantes depuis quelques jours et Saabsunited les a évoquées ce soir sans trop de précaution. Cette rumeur - de discussions au minimum - avec le constructeur indien est confirmée par Saabsunited. En ce qui me concerne, ma source qui a des contacts directs avec le siège de Trollhättan me l'a confirmée également ce matin. Mais bon, et ensuite? Cela ne préjuge pas de l'issue dans l'immédiat. Wait and see donc...

  b- régler le problème de trésorerie à court terme
En réalité, du fait de son partenaire et associé défaillant, la maison-mère de NEVS a du renflouer les caisses de NEVS à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros. Je ne suppose rien, c'est marqué d'ailleurs dans le communiqué d'hier. Il suffit de faire un rapide calcul avec un salaire moyen de 5.000€ fois 400 personnes. Le coût mensuel minimum hors les frais généraux sont de plus de 2 millions d'euros.
A ce stade, il est complètement normal et sans aucun doute prévu qu'il ne peut y avoir d'excédent de trésorerie généré par l'activité économique de NEVS puisque ils sont encore une Start'up qui n'a pas de produits finis, ni de réseau commercial à même d'enclencher la vente de masse.
En réalité, il s'agit dans ce communiqué catastrophique d'un sérieux avertissement donné à Qingdao aussi bien qu'autres investisseurs intéressés. Quelles sont les solutions de court terme? Un prêt bancaire? Cela n'est pas possible dans la mesure où le business model de NEVS n'est pas mûr et donc le remboursement par hypothèse n'est pas viable par le seul cycle d'exploitation. A part une stratégie de haut de bilan (augmentation de capital, intervention d'une banque publique de développement), j'ai du mal à voir comment ils vont régler leur problème de trésorerie à court terme autrement qu'en renflouant eux-même, en licenciant au besoin, et en limitant les frais.

  c- une solution d'attente pour régler le litige avec Qingdao
NEVS veut - doit - s'attaquer en priorité au marché chinois. Il ne peut d'un revers de main mettre fin à son contrat avec une autorité chinoise, ne fut-ce t-elle qu'une ville. En même temps, il est probable qu'un investisseur comme Mahindra ne souhaiterait pas voir ses investissements partir en Chine. NEVS a construit une usine de batteries en Chine et a commencé à construire une deuxième en vue de l'assemblage final des Saab sur place. Autant dire que les investissements de la maison mère de Saab dépassent déjà très largement le milliards de dollars depuis la reprise par NEVS. On est loin devant, trèèèèèèèèèès loin, les quelques dizaines de milliers d'euros investis en cash par notre ex-ami hollandais Spyker. Et on ne peut pas douter des risques immenses pris par ce nouvel investisseur chinois.

  d- des dettes impayées, une nouvelle faillite suédoise?
Non, pas de dette impayée à ce jour, des charges et obligations à terme comme toutes les entreprises. D'ailleurs l'un des soucis de NEVS vient d'un manque de confiance des fournisseurs qui sont réglés quasiment au "cul du camion".
Quant à la faillite, elle me paraît réellement inenvisageable car les brevets, la R et D, etc. tout ce qui a de la valeur est dans la société suédoise. Je rappelle que la 1ère levée de fonds en janvier 2013 a valorisé NEVS à plus d'un milliard de dollars. Si, comme on peut le penser, la plateforme Phoenix a pu être poursuivie voire achevée pour la partie architecture-chassis, il est peu probable que NME, la maison-mère de NEVS ait intérêt à mettre sa filiale en LJ mais plutôt à vendre ses actifs au meilleur prix. Donc, a priori, je ne vois pas de faillite venir ou, en tous cas, pas l'intérêt pour les actionnaires à faire ça. Contrairement à Spyker, NEVS a financé le rachat des actifs et la trésorerie courante (x centaines de millions d'euros) principalement sur ses fonds propres.
Le vrai risque serait de voir NEVS revendre la technologie achevée (sans le nom de Saab du coup) à un ou plusieurs tiers équipementiers ou constructeurs puis de dissoudre la société. Une sorte de "Roverisation" que notre Frédéric craint depuis fort longtemps et, à ce stade, il a raison, le doute est permis hélas.


3) Pour conclure
Je continue de croire que nous sommes en présence d'investisseurs qui ont mis beaucoup d'argent et ont pris 1000 fois plus de risques que n'importe quel actionnaire de Peugeot ou Renault! Et c'est sans comparaison avec le précédent propriétaire de Saab, aussi charismatique était-il. Spyker avait les licences et l'outil de production et de commercialisation mais Spyker n'avait pas un rond.
Le business model de NEVS n'était néanmoins pas évident, ni achevé au moment où les liquidateurs des actifs de Saab Automobile AB ont pourtant décidé de leur attribuer l'offre.
Nous pouvons lire aussi que des noms de constructeurs de 1er rang (évoqués au moment de la liquidation de Saab) continuent de circuler.
En outre, les représentants des équipementiers et syndicats ont clairement déclaré aujourd'hui (via TTELA) qu'ils n'étaient pas inquiets par cette situation. Ce qui ne peut, après l'expérience de 2011, que signifier qu'ils ont des informations - confidentielles à ce stade - plutôt rassurantes selon eux.


S'il m'est difficile de croire aujourd'hui que les choses sont bien maîtrisées du côté des investisseurs, j'espère que les efforts de R et D sont restés soutenus, car, comme je le soulignais d'un éditorial l'an dernier, c'est vraiment l'unique planche de salut de Saab made in Trollhättan, c'est là le principal savoir-faire si difficile à acquérir pour les pays émergents et l'or noir qui permettra aux ouvriers de Trollhättan de continuer à travailler là-bas chez Saab et aux aisés consommateurs européens d'acheter de nouvelles Saab suédoises.

vendredi 9 novembre 2012

Où en sommes-nous? 3/3 - NEVS, des certitudes et des ouvertures

Le tout électrique produit par Saab à Trollhättan : est-ce bien raisonnable?


La semaine dernière, la nouvelle parue dans le journal de Trollhättan (TTELA), à propos de NEVS a fait grand bruit dans la saabosphère: NEVS étudierait la possibilité de remettre en selle une 9-3 à moteur thermique alors que son business plan reste focalisé sur le VE (véhicule électrique). Quatre sites français en ont tout de même parlé : Quentin d'Autoplus, Frédéric du blogautomobile, Mathieu Turel sur son sympathique blog Le Parisien En voiture et le site de news de Yahoo.

saab facilities
Des rumeurs sur une possible remise en série de la Saab 9-3 à moteur thermique
NEVS a révélé interroger très sérieusement les anciens fournisseurs de Saab et d'autres dans l'idée de relancer la production en série des 9-3 de dernière génération (2012).

Avant de se demander "mais comment est-ce possible?", peut-être faut-il comprendre pourquoi mais surtout ne pas passer à côté de l'essentiel du business plan de NEVS et ce, même au risque qu'il ne "nous convienne" pas. A un moment donné, il faut voir la réalité en face, d'où part NEVS, ce que veut faire NEVS avec Saab et son ambition en tant qu'investisseur.

1) Avant NEVS, Saab Automobile n'existait plus
Ou seulement par:
- le petit million de Saab circulant encore sur les routes du monde;
- ce qui reste du réseau de réparateurs (plus d'une cinquantaine en France par exemple)
- la société Saab Automobile Parts AB qui est désormais bien établie
- les anciens employés de Saab qui sont la mémoire technique des 65 années d'histoire du constructeur.

A part ça, la marque Saab, le constructeur Saab était... mort. D E A D. Et les distributeurs ont tous changé leur showroom.

2) Un consortium issu d'un groupe chinois dédié à la production d'énergies renouvelables et à la R et D dans le VE saisit l'opportunité des actifs de Saab en liquidation et les rachète: il s'appelle NEVS. Jusque là, Saab Automobile était encore une marque morte

3) NEVS est donc un "nouveau constructeur" qui part néanmoins sur les acquis très précieux de Saab : essentiellement l'ingénierie (le personnel qualifié avant tout) dans la production de voitures, des licences technologiques, un complexe industriel et une image de marque forte. En gros, 5 ans de gagnés minimum par rapport à un nouveau constructeur qui repartirait de zéro.

4) Contexte européen. Je vous la fais courte : crise européenne, hyper concurrence de l'automobile, peu de perspectives de relance avant 3 ans, crise du pétrole, des marques automobiles tomberont encore dans les 3 prochaines années. Sauf à jouer chez les coréens (on verra dans 3 ans si la mode coréenne est encore rentable et de long terme), si vous êtes distributeur auto, vous tirez la langue et vous savez que l'année prochaine va pas être mieux.

A partir de là, on peut croire au Père Noël, mais la réalité est celle-là. Elle est inacceptable peut-être mais elle est là : Saab version "GM/Spyker" n'avait plus de futur en terme de rentabilité industrielle à moins d'un programme d'investissement massif. Les voitures Saab telles que nous les avons connues sur les 10 dernières années n'avaient plus d'avenir en terme de rentabilité pour son constructeur en Europe et aux Etats-Unis. Inutile de revenir sur les erreurs stratégiques passées, sur  le virage chinois manqué en 2011, etc. Le mal a été fait. La seule base de 80.000 aficionados dans le monde ne suffit pas pour qu'un constructeur automobile puisse être rentable sur le segment et le marché sur lesquel SAAB se trouvait fin 2011.

Parlant de stratégie, il faut comprendre A PARTIR DE LA SITUATION de Saab post 2011 quelle est la stratégie de NEVS. Et a priori, ils ne comptent pas refaire les erreurs de GM ou de Spyker. Ils comptent donc bien gagner de l'argent rapidement pour pouvoir se développer.

Mattias BERGMAN, vice-président de NEVS, a été aussi éloquent qu'il le pouvait sur l'avenir de Saab envisagé par NEVS et il s'en explique on-ne-plus clairement, ayant bien à l'esprit le contexte ci-dessus.

I
Interview donnée le 12 octobre 2012 au Musée Saab
lors de la fête d'Octobre organisée par Saabsunited.

La politique de communication de NEVS
Notre politique de communication sera différente de celle de nos prédécesseurs Nous dirons ce que nous avons fait, ce que nous faisons à l'instant présent.

Nous n'allons pas donner beaucoup de promesses pour le futur. Ainsi, nous avons actuellement plus d'une centaine de salariés travaillant pour nous. Nous savons qu'il y en aura plus d'ici la fin de l'année mais nous vous en informerons... à la fin de l'année.

Nous vous informerons quand nous signerons les contrats. Et pendant presque un an, nous serons hors des radars. Mais pendant ce temps, nous aurons un dialogue direct avec les liquidateurs de Saab, avec le gouvernement, avec les fournisseurs, avec ceux qui sont importants pour nous. Nous voulons nous concentrer sur nos objectifs et le temps pour accomplir notre business plan.
(…)
J'ai été contacté par Kai Johan Jiang (dirigeant de National Modern Energy Holding ltd) en 2011 pour évaluer et coordonner les aspects juridiques, financiers et économiques en vue du rachat de Saab avant même donc la faillite officielle. Nous avons signé en juin le protocole de rachat des actifs qui est devenu définitif le 31 août dernier. Nous sommes donc propriétaires de Saab depuis 5 semaines [2 mois à ce jour].

Pourquoi la Suède, Trollhättan ?
Tout d'abord nous avons racheté un complexe industriel de classe mondiale. Dans notre équipe d'ingénieurs, nous avons des anciens de Toyota qui nous l'ont confirmé que cet outil industriel est parmi les plus performants du monde.

Les autres actifs
Nous avons 100% des murs, des installations, des outils de production, des laboratoires et centre de tests. Nous avons racheté les droits de la 9-3 2012 et nous avons 100% des droits de la plateforme PhoeniX, sachant que seulement 20% ont été cédés à Youngman en licence non exclusive. [à noter car cela diffère de ce que j'ai écrit dans le post 2]. Nous avons les droits sur le nom de marque « Saab ». Jusqu'en 2009, Saab était la première marque mondiale en terme de fidélité de la clientèle. Plus de 100 clubs sont dédiés à la marque Saab... Nous ne voulions pas des licences 9-4X et 9-5 car ces voitures sont trop lourdes pour la technologie électrique.

L'actionnaire chinois
Monsieur Kai Johan Jiang détient actuellement 25 usines de production d'électricité par biomasse qu'il vend à une société nationale chinoise qui détient 25% de ses sociétés en retour. Il a reçu l'autorisation de doubler sa production pour les années à venir. Pour donner un ordre d'idée du volume d'échange de son industrie, chaque année, plus d'un milliard de dollars sont réglées cash pour payer les agriculteurs qui vendent leurs déchets verts.

La vision de NEVS
C'est de fabriquer à nouveau des Saab, une production concentrée sur les voitures électriques pour le marché mondial et nous le ferons en combinant 3 angles d'attaques:
- Le premier, c'est le complexe industriel de Trollhättan.
- Ensuite, nous ajouterons de la technologie d'origine japonaise pour les motorisations électriques mais aussi pour des matériaux nouveaux destinés à réduire le poids du véhicule – à terme jusqu'à 50% de son poids actuel – en gardant les mêmes qualités en terme de sécurité.
- Enfin, le troisième élément est le rôle de la Chine, pas seulement parce que c'est actuellement le premier marché de l'automobile mais parce que lorsque la Chine a fixé un objectif qui est l'électricité, cela se fera et cela deviendra un standard mondial rapidement dans quelques années.

L'historique de Saab
Saab a un lourd héritage dans le design et l'innovation. Au-delà du nom de marque, Saab a une expérience de qualité de production que l'on met des années pour y parvenir si on créée une nouvelle industrie automobile à partir de rien.

La cible de NEVS
C'est le marché du véhicule électrique. Certains disent : « vous êtes fous, ce n'est pas un marché attractif : en Suède, à peine quelques centaines de VE (voitures électriques) vendues. » Or tous les constructeurs sont d'accords : ce marché va grandir. La question est : quand le marché du VE sera-t-il rentable ? En 2015 ou en 2020 ? En Chine, le pouvoir politique reste prédominant pour les grandes orientations et l'objectif chinois est 1000.000 de VE vendus en 2014 en Chine.

La Chine
Nous aurons un marché mondial mais la Chine reste notre priorité. Avec un taux de croissance de 8% aujourd'hui seulement 5,8% des chinois ont une voiture quand les américains possédant une auto sont plus de 80%. (78.000.000 de voitures en Chine contre 240.000.000 aux USA). [La Chine a donc 4 fois moins de voitures pour une population 4 fois plus importante mais un PIB par habitant 6 fois inférieur à celui des USA]. En 2020, il y aura selon les projections 200.000.000 de voitures en Chine (le volume aura donc presque triplé) soit 10% de VE. Le marché des VE est estimé à 20.000.000 de VE en Chine dans les 8 prochaines années.

Aujourd'hui la Chine consomme 8 millions de barils de pétrole par jour. Si le marché de l'automobile était aussi développé qu'il est aux Etats-Unis, la capacité journalière mondiale de production de pétrole ne serait pas suffisante pour fournir la Chine! Ce n'est donc pas une option pour la Chine, ce n'est pas une option pour l'Inde, pour aucun des grands marchés émergents que nous connaissons. Il y a ici un enjeu géostratégique capital pour ces pays. La Chine est donc tournée vers les alternatives à l’énergie fossile.

Les infrastructures nécessaires pour le VE
Pour promouvoir le véhicule électrique, nous avons besoin d'infrastructures. 90% des conducteurs ne roulent pas plus de 100 km par jour. Pour ces personnes, elles rechargeront leurs VE chez elles à la maison. Mais il y aura aussi des stations de recharges rapides ("swap station") où vous pourrez charger entre 30 minutes (70% de la charge totale) et une heure. L'inconvénient de ce procédé est la réduction de la vie de la batterie. Or, la semaine dernière, j'étais en Chine et je suis allé dans une station de rechange pour les bus : un robot retire la batterie et vous la remplace par une autre en 3 minutes ! Tout ceci est regardé de très près par les compagnies d'énergie. Ces batteries seront rechargées la nuit pour éviter les surconsommations. Les compagnies d'électricité seront donc intéressées pour rentabiliser et investir sur ces infrastructures. La société chinoise d'énergie va construire prochainement 2300 stations de recharges. Ça, c'est le point de départ.

SAAB Projet « EV 1 »
Elle sera basée sur la plateforme 9-3 (Epsilon I) mais portera un autre nom. Elle aura une nouvelle motorisation électrique principalement d'origine japonaise et nous verrons vraiment un nouveau restylage extérieur et intérieur et nous verrons qu'il s'agit bien d'une nouvelle voiture. Nous la lancerons dans 18 mois. C'est très très court car nous devons recréer le réseau de fournisseurs. Mais c'est notre défi. Les pièces d'origine GM comme l'infotainment seront remplacées. D'autres composants GM pourront être négociés ou remplacés également.

SAAB Projet « EV 2 »
Dans les 6 mois qui viennent, nous ne nous préoccuperons pas de la deuxième plateforme. Quand nous verrons que nous serons dans les clous pour EV 1, nous commencerons alors à penser à la deuxième plateforme, PhoeniX. Il y sera introduit des nouveaux matériaux d'origine japonaise – carbone – mais rien ne sera produit tant que tout ne sera pas testé, sécurisé, et ce, afin de préserver notre image de marque.

Les volumes de production
Trollhättan a une capacité de 190.000 voitures par an et nous avons l'intention de l'utiliser à 100%. Nous serons le premier constructeur de masse spécialisé dans le VE premium. Tesla Motors existe mais ce n'est pas un constructeur de grandes séries. Nous serons un constructeur de produits premium mais pour des volumes plus grands et à terme avec des coûts de production très bas.

Les ambitions à court terme (avant 2014)
Nous souhaitons bien sûr utliser nos actifs et pas seulement pour mettre nos installation à la disposition pour Saab Automobile Parts mais aussi pour d'autres sociétés qui utilisent déjà nos laboratoires, nos ateliers de presse, de peinture, etc.

Il ne s'agit pas ici de faire rentrer du cash mais de pouvoir embaucher rapidement plus de personnes, faire revenir ces anciens employés et ingénieurs dont Saab aura besoin pour préserver la qualité de la production de série dans 18 mois.

La clef de la réussite n'est pas dans les licences ! Mais dans la qualité des ingénieurs Saab. Ainsi utiliser les installations pour des tiers nous permet de préserver nos ressources humaines fondamentales pour notre business plan et rentabiliser la qualité des produits à venir.

Mattias BERGMAN, vice-président de NEVS
Questions:

Des voitures thermiques pourraient être produites ?
-  Notre objectif est concentré sur la production de VE.

Est-ce que la technologie des batteries sera nouvelle ou pas ?
-  Pour le premier modèle, c'est une technologie importée ; pour le second, ce sera une autre technologie pour laquelle nous avons déjà des droits.

Est-ce que la prochaine Saab pourra rivaliser avec Tesla en termes de performances ?
-  J'espère que ce sera le cas mais nous sommes conscients que 3,5 sec de 0 à 100km ne sont pas forcément ce que cherchent les consommateurs.

Dans des magazines circulent des rumeurs qui disent : « si NEVS était approchée par des tierces parties, des fournisseurs de motorisations thermiques par exemple, la porte serait toujours fermée »
-  Aucune porte n'est fermée. Nous avons cette priorité dans notre businessplan sur la technologie VE mais aucune porte n'est fermée pour des options différentes si nous trouvons que cela est rentable pour nous. Nous ne fermons aucune porte à la technologie hybride.

La concurrence en Europe est forte et ne doit pas voir votre implantation comme la bienvenue.
-  Ici il n'y a encore aucune infrastructure. En Chine ce n'est pas le cas et le plan du gouvernement est très ambitieux ; la demande et les infrastructures viendra aussi ici sur les petits marchés mais avec un décalage. Le marché chinois nous suffit pour rentabiliser notre business plan à court terme dès que nous aurons lancé EV1. Notre marché sera des gros volumes là-bas, pas des commandes de particuliers. Nos clients seront en priorité des compagnies d'énergie (c'est elle qui gèreront les infrastructures). 80% de notre production en 2014 se fera à destination de la Chine. Dans un deuxième temps, nous traiterons la demande de particuliers.

Votre premier client sera la compagnie nationale d'énergie chinoise. Sont-ils intéressés par une qualité « premium »
-  Absolument, et cela se mesurera sur les caractéristiques du véhicule aussi bien que sur la sécurité et la qualité de fabrication. Nombre d'équipementiers locaux en Chine vendent des VE mais de faible qualité.
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Ce que j'en retiens :

  • Priorité absolue : production de VE pour la Chine d'abord clairement identifié comme le seul marché rentable avec certitude. 20% de la production en 2014 sera destinée aux autres marchés.
  • Il n'a pas été posé la question des coûts de production pour un produit exporté vers la Chine. J'ai dEs informations "off" qui me confirment qu'une usine de production existe déjà en Chine et appartient au groupe chinois actionnaire de NEVS. Rien n'est dit à ce sujet pour des raisons de secret industriel à mon avis mais je suis certain que NEVS relocalisera sa production à destination chinoise une fois que la technologie de la production sera maîtrisée.
  • L'Europe et les Etats-Unis ne sont pas la priorité pour NEVS, dans l'immédiat (ou "officiellement" disent certains amis saabistes).
  • La production s'adressera en priorité aux compagnies d'énergies qui gérent les infrastructures en Chine. Le modèle économique (infrastructures investies par les Cies d'énergie) devrait suivre chez nous dans quelques années. La vente à particuliers n'est pas envisagée pour l'instant. C'est a priori une mauvaise nouvelle pour le réseau qui pensait éventuellement à une nouvelle distribution de la marque avant 2016 (date à laquelle NEVS envisage EV2 et une globalisation graduée de ses marchés)
  • Les rumeurs sur une possible remise en production de 9-3 sont fondées mais l'issue est inconnue. L'objectif de NEVS reste le VE, la remise en production ne les intéresse que pour rentabiliser coûts sociaux des réembauches des anciens employés qualifiés dont l'expérience sera indispensable pour assurer une production de qualité. Plus d'une centaine d'emplois déjà pourvus. Le recrutement continue.
  • L'intérêt de tierces parties est certain. Mahindra reste dans la partie selon mes informations. Le savoir-faire des ingénieurs : ils sont techniquement capables de faire une 9-5 sans composants GM. Ceci dit, il faut distinguer ce qui est techniquement possible et ce qui est financièrement rentable pour NEVS.
  • Le marché du VE chinois d'ici à 2020 sera de 20.000.000 de VE. Avec 10% de ce marché facilement atteignable, NEVS produirait 2.000.000 de VE d'ici 2020.
  • NEVS sera le premier constructeur de masse (contrairement à ce qu'est TESLAMOTORS) dédié au VE. Leur avance dans le temps et l'expérience des infrastructures pourra à terme leur donner une longueur d'avance sur les autres constructeurs généralistes actuels
  • La technologie hybride (d'une tierce partie) n'est pas non plus exclue par NEVS.
  • EV 2 sur plateforme phoenix pas avant 2016 vraisemblablement, sauf nouvelle alliance
  • NEVS est propriétaires des actifs de Saab depuis seulement fin août, soit 2 mois. On peut pas leur demander tout, tout de suite... Patience.
Mais bien garder à l'esprit l'objectif principal de NEVS: 
1° rentabiliser son investissement d'une marque, de licences et d'un savoir-faire de classe mondiale à Trollhättan 
2° sur le marché chinois du VE.

Add./ Est-ce que nous verrons un jour des Saab "nouvelle génération" dans nos rues françaises? 
A la relecture des informations que nous avons - et je crois que j'ai vraiment retracé l'essentiel - je n'ai aucun élément raisonnable (businessplan présenté, conjoncture, marché, concurrence) pour y répondre positivement, je suis désolé de vous laisser sur votre faim sur ce point. 

Je laisse cette porte ouverte à NEVS tant que je pourrai rouler quotidiennement avec ma Saab du-moins. Je mentirais néanmoins si je vous disais que je n'avais pas de doute ; d'autres en ont moins que moi à ce sujet. Au-delà des éléments techniques (temps nécessaire pour faire une chaîne de fournisseurs, pour élaborer et tester puis homologuer une voiture), il y a justement la politique de communication de NEVS : si NEVS entendait rapidement s'adresser au marché européen, son intérêt serait de maintenir une politique de communication offensive pour garder un réseau et une clientèle potentiels... Fin mai 2013, nous en saurons plus à ce sujet. [MàJ 10/11]
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Lire aussi : 
Où en sommes-nous? partie 1
Où en sommes-nous? partie 2

jeudi 21 juin 2012

Mahindra a des ambitions pour Saab

Comme nous vous l'annoncions la semaine dernière, le dynamique constructeur indien a de grands projets pour Saab en collaboration avec NEVS.

Mahindra fait beaucoup parler actuellement autour du lancement de son SUV XUV500. Un beau SUV assez chic et d'envergure internationale. C'est ce pourquoi il est destiné à être diffusé au delà des frontières de l'Inde jusqu'en Europe. Pour ce faire, une version bi-turbo de 170 cv du XUV500 est à l'étude. Afin de respecter la législation concernant l'émission de Co2, de nouvelles motorisations devraient apparaitre.Nous savons que cette voiture va être commercialisée en Europe, cela a été confirmé par Mahindra.

En attendant l'objectif de Mahindra est de contrecarrer la main mise de VW et de Skoda sur le marché indien.
La stratégie consistera a élargir la gamme notamment celle des berlines avec des moteurs plus modernes. Ce segment rencontre un très grand succès en Inde, il est donc logique que Mahindra s'y interesse également. Entrera alors en scène la nouvelle Saab 9-3. D'abord électrique, elle devrait être déclinée en version hybride diesel (TTiD)et essence (1.6L Turbo). Comme on nous l'a laissé entendre, une version Aero de 300 cv est même envisagée, équipée d'un moteur essence et du module électrique e-AAM ! Cette gamme 9-3 est la Saab PhoeniX bien sûr. Avec comme nous le savions déjà un avant identique au concept tandis que l'arrière devrait être plus éffilé, hommage étant rendu à la 900.
Le financement devrait s'appuyer sur les ventes en amont de la version électrique à travers le monde et pas seulement en Chine. D'ici un an et demi elle devrait etre mise sur le marché.

L'idée est d'aller vite. Et Mahindra, en toute discrétion, tisse des liens, achète des compagnies et brevets afin de se doter de ce qui se fait de mieux actuellement en matière de technologie.
En revanche des incertitudes persistent quant aux lieux de production et au droit d'utiliser la marque Saab dans l'éventualité du développement et de la mise en production de la 9-3 sur le sol indien.

A NOTER. Bien entendu ces informations ne sont pas encore officielles et tout cela reste au conditionnel. 

jeudi 24 mai 2012

Saab-Société Nationale Suédoise de Véhicules Electriques : la rumeur court plus que jamais

Saab assets to be sold to National Electrical Vehicule Sweden Company ?


Si l'on peut accorder le crédit qu'il mérite au site international que tout saabiste anglophone consulte régulièrement, Saabsunited.com, si l'on pense que TTELA.SE, le journal suédois le plus fan de Saab - et pour cause puisqu'il est basé à Trollhättan, ne peut que souhaiter le meilleur pour la marque historique au griffon, et bien mes amis, il faudrait alors en conclure ce matin que le choix des administrateurs de Saab sur l'identité du repreneur est arrêté.

Ai-je envie de commenter, de m'apitoyer, de tonner d'espérance, de braver l'inconnu? Non, je vais attendre que cette nouvelle, si elle est vraie comme on peut le penser, soit officialisé. En attendant, je vous livre les informations en ma possession.

Je cite TTELA.SE:
Il est désormais clair que la Société Nationale Suédoise de Véhicules Electriques a obtenu l'enregistrement de son nom commercial ce lundi. La société a été créée en avril et déclare comme activité principale "le développement de véhicules électriques et de composants de véhicules et activités connexes." Son président et membre du CA est Karl-Erling Trogen, âgé de 66 ans, (...) ancien PDG de Volvo Trucks.  
Le journal Dagens Industri a déjà noté une corrélation entre le consortium qui est intéressé par Saab et Karl-Erling Trogen, certaines sources de TTELA  l'ont également confirmé. 
TimR de Saabsunited confirme ce soir "ses propres sources" qu'il juge "fiables" mais dans le même temps déclare : "nous ne savons pas si oui ou non c'est vrai" ! Selon les sources de TimR, Mahindra rencontrerait des problèmes d'ordre politique (un rapport avec le rejet du Saab Gripen au prodit du français Rafale?) qui l'empêcheraient de décider maintenant. Mais Mahindra pourrait bien prendre le consortium en marche, si le choix des administrateurs judiciaires de Saab était celui-là...
Karl-Erling TROGEN est déjà engagé depuis longtemps en Suède dans le secteur de l'énergie et de l'environnement. Il dirige National Bioenergy, une filiale suédoise d'une société chinoise du même nom basée à Pékin, détenue par Dragon Power Group. (TTELA)
Dragon Power Group a été créé en 2004. Il est devenu un poids lourd de l'industrie de la biomasse en Chine, avec plus de 60% du jeune marché national. Dans un marché mondial de la biomasse en plein essor, il exploite une vingtaine de centrales d'une trentaine de mégawatts chacune en moyenne et en projette une centaine en 2013. Après avoir déjà acquis des technologies européennes début 2010 (notamment via la Suède qui est très en avance en la matière), Dragon Power a investi plus de 3 milliards d'euros en 2010 dans ce domaine avec l'aide de la Banque d'Etat chinoise.
Les spécificités du consortium sino-suédois [qui souhaite donc racheter les actifs technologiques de Saab] sont la production de biocarburants sous la forme d'éthanol à partir de résidus forestiers (biomasse). Un autre membre du Conseil d'Administration de la Soc. Nat. Suédoise de Véhicules Electriques est Mikael Kubu, 43ans, Président de Ackordscentralen, société suédoise spécialisée dans l'administration des sociétés en difficultés. (TTELA)

"Et alors?!" dit le choeur.
- Et alors on attend que les administrateurs sortent de leurs tannières. Leur silence semble indiquer une confirmation tacite mais je crois qu'il vaut mieux attendre encore un peu concernant Mahindra notamment.

Je pense que le gouvernement suédois sera de la partie. D'ailleurs il a été de la partie en off sans aucun doute vu les quelques centaines de millions d'euros que le destin de Saab lui a coûté (financements des investissements technologiques, assurance chômage). Quand on y pense d'ailleurs, ce prêt de la BEI (220M€ de débloqué) accordé grâce à la caution de l'Etat suédois, condition de conclusion de l'accord GM-SPYKER-SAAB, il ne devait servir qu'aux investissements écologiques (TTiD< à 120 gr, joint-venture e-AAM pour le e-XWD) sont principalement ce qui valorise financièrement Saab, avec la plateforme Phoenix... Y avait-il déjà en 2010 un plan B pour le site de Trollhättan et la succession de Saab dans l'esprit du gouvernement suédois? C'est bien possible.

module e-XWD
issu de Saab et e-AAM

Le temps de l'analyse n'est pas encore venu concernant l'avenir de Saab. Bien entendu, il est de toute façon sûr que, dans le meilleur des cas, Saab Automobile serait reparti de zéro, marché par marché, devant recréer tous les milliers de connexions industrielles, commerciales et financières pour vendre à nouveau une Saab sorti d'usine à un particulier.

Au bas-mot, nous savions, depuis le "non" de GM, que le délai de refondation du constructeur suédois serait de 2 à 3 ans, minimum incompressible, une éternité impensable pour le réseau de distribution! La stratégie de marché de Saab devait être nécessairement et entièrement revue.

Je me souviens d'un entretien de novembre dernier avec Stéphane Huguet, ex-dir. du marketing de Saab France: pour lui, le virage écologique était clairement l'avenir économique et commercial de l'automobile.

Avec ce consortium, si l'information est officialisée bientôt, est-ce à dire qu'on ne verra plus jamais de Saab sortie d'usine? Les cartons de Saab ne sont pas vides et l'identité de la marque elle n'est pas prête à mourir, en témoigne la dernière Saab de l'ancienne ère que les fans ont financé en quelques jours pour l'offrir au Musée de THN. On a encore des choses à vous écrire et les passionnés des Saab à conduire pour quelques années facilement.
On verra ça dans 3-4 ans si c'est vrai!
Read this news in english on SU.COM

mercredi 23 mai 2012

Reprise de Saab Automobile : une décision avant la fin de mois de mai (probablement)

Saab liquidation process : a decision (maybe) next week


C'est le journal suédois Dagens Industri qui a fait la une ce matin dans la saabosphère : Youngman quitte la table des négociations. Ou plus exactement - mais on ne peut pas le dire comme ça - Youngman s'est "fait quitter" par la table des négociations...

L'information est sérieuse - même si elle vient de DI - et même si l'intéressé, Youngman, a refusé de commenter, différentes sources semblent confirmer cette information.

Quelles sont les raisons et quelles sont les conséquences pour le dossier de reprise de Saab Automobile?

Ici on ne peut que spéculer comme le fait DI.SE, mais on peut assi bien rappeler un certain nombre de faits qui n'échapperont pas à ceux qui ont suivi comme nous, pas à pas, les derniers mois de tensions entre Youngman, Swedish Automobile et GM. La bureaucratie chinoise pourrait à elle seule expliquer le fait que des administrateurs ne peuvent s'engager, faire homologuer une décision d'attribution de Saab Automobile, à une partie (Youngman) dont ils ne peuvent avoir l'assurance du versement aussi bien en ce qui concerne le prix que les capitaux financiers et humains prévus dans le businessplan de reprise.

Derrière l'arbre du pachidermique National Departement for Reformation in China (NDRC) se cache peut-être aussi une question de confiance, de fiabilité. On ne peut pas ignorer aujourd'hui que si Saab en est là (outre les fautes, erreurs, manquements etc. de ses deux anciens propriétaires, outre le comportement mortifère de GM dans la vraie fausse vente de Saab à Spyker avec son cortège de licences retenues et autres montages financiers ruineux pour la fragile entreprise Saab-Spyker), c'est au-moins par l'omission de Youngman qui n'a pas tenu ses promesses de juillet 2011 avec Spyker.

Enfin, au-delà de la qualité du dossier de reprise présenté par Youngman, au-delà même des intentions du gouvernement chinois sur qui le premier constructeur chinois - General Motors/SAIC - doit avoir quelque influence bien sûr, il y a peut-être de façon plus pragmatique une question de temps qui ne joue pas en faveur de tergiversations de la part des administrateurs de Saab. Certains créanciers commencent à taper du poing et la liquidité parmi les actifs de Saab se fait plus que rare: toute nouvelle dette est interdite. Le propriétaire à hauteur de 30% des murs (Hemfosa) via sa participation dans Saab Automobile Property (cf. transaction de juillet 2011) a récemment réclamé ses loyers... Bref, le temps c'est trop d'argent pour Saab. Et il est très possible que désormais les administrateurs de Saab se dirigent vers une solution qui leur paraisse la plus viable à court terme, la plus fiable et la plus rapide à aboutir.

De là, j'en viens aux conséquences. Naturellement quand un concurrent part, c'est plutôt avantageux pour ceux qui restent, mais pour Saab et le prix de reprise des actifs à négocier, pas évident à moins qu'en fait un accord ne soit déjà trouvé. C'est ce que prétend SVD.SE qui nous dit que dès la semaine prochaine, un accord pourrait être annoncé. Et pour un certain nombre de journaux suédois dont TTELA, il s'agirait du consortium spécialisé dans les voitures électriques (que je croyais écarté du deal...). L'argument des journalistes consiste dans le fait qu'ils ont trouvé l'enregistrement récent (lundi dernier) d'une société suédoise spécialisée dans le véhicule électrique : un peu faible, non?

... Bref, un consortium sino-japonais chinois - Panasonic serait parti, le constructeur Qoros ou bien Mahindra : on verra! Le fait que Youngman soit écarté aujourd'hui est, avec le recul des derniers mois, presque un soulagement si tant est que la suite des affaires laisse de la place à un constructeur de vraies voitures (pardon pour les adeptes de l'électrique).

Mahindra et Mahindra reste en lice. Au fond, pour nous conducteurs de Saab, c'est pour le moment tout ce qui nous importe mais pour les confirmations, il faut attendre...

mercredi 11 avril 2012

Le processus de rachat des actifs de Saab Automobile se poursuit

TTELA, le journal suédois de la ville de Trollhättan  (où se situe le complexe industriel de Saab Automobile) a publié ce jour une interview des administrateurs de Saab en liquidation judiciaire. En voici la traduction française:
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L'activité des différentes parties intéressées pour le rachat de Saab a été intense aujourd'hui [hier mardi] alors que la date limite pour soumettre une offre finale a expiré à 17h00. 

Les administrateurs ont expliqué à TT qu'ils ont l'espoir d'obtenir une offre supérieure à 3,6 milliards de couronnes (SEK) qui est la valeur estimative des actifs de Saab. 
_____________________

Les parties qui se sont officiellement signalées sont Mahindra&Mahindra, Youngman et le consortium nippon-chinois. Selon des sources de TTELA, un ou plusieurs des repreneurs intéressés ont remis leurs offres juste avant l'expiration de la date limite ce mardi. Hier d'ailleurs, Youngman était dans une activité intense.


L'administrateur judiciaire Hans Bergqvist a confirmé à TT que des nouvelles offres ont été reçues in extremis ce mardi :

"Nous sommes à l'étape où nous les évaluons." 
TTELA : "Vous avez déjà évoqué quelques repreneurs, ont-ils tous soumis des offres finales?  
- Ils sont tous là, aucun n'a quitté le navire. Les parties intéressées qui nous ont suivis au cours de ce processus sont toujours là", dit M. Bergqvist sans préciser qui ou combien il en reste.
Nous voyons cela comme un point de départ pour la poursuite des négociations, confirme M.Bergqvist.  
TTELA: Si ce voyage se passe bien,y aura-t-il à nouveau une production automobile à Trollhättan ?  
 - Tous les repreneurs en lice veulent construire des voitures et chacun d'eux souhaite continuer avec Saab d'une manière ou d'une autre. Ces repreneurs ont chacun des capacités différentes de faire ce que Saab a voulu faire. Ils évaluent les possibilités d'utiliser tout ce qui appartient à Saab pour y parvenir."
Bergqvist conclut que les licences de la Saab 9-3 (...) sont plus ou moins libre pour l'utilisation, mais il y a d'autres modèles dont GM possèdent les droits et où leur autorisation pour leur exploitation est nécessaire.


L'ambition des administrateurs, c'est qu'un accord soit bouclé avant l'été. La chose la plus importante pour les acheteurs intéressés est qu'une grande partie des employés puisse revenir et cela devient de plus en plus difficile au fil du temps.

 "Heureusement, il y a beaucoup d'employés qui sont partis dans la région proche et une grande firme et un concept excitant pourraient bien faire revenir beaucoup d'entre eux", souligne Bergqvist qui ajoute: 
"Ce qui est étonnant à ce propos est que la connaissance technique au sein de Saab est classée parmi les meilleures sur le marché mondial . C'est tout à l'honneur pour Saab et ses employés. "
Quel prix les administrateurs s'attendent à obtenir pour le rachat des actifs de Saab? M.Bergqvist se refuse à divulguer autre chose que leur espoir pour une vente complète pour plus de 3.6 milliards de couronnes SEK (montant comptable officiel estimant les actifs de Saab qui une valeur "au rabais".

Note : English translation of TTELA's article available on SU.COM here

vendredi 23 mars 2012

Encore un candidat pour le rachat de Saab ! (Mis à jour)

Voilà c'est officieux et la discrétion reste de mise autour de l'identité de ce nouvel acteur rentré en scène aujourd'hui en déposant une offre auprès des administrateurs pour un rachat global de Saab.

Les médias suèdois n'en savent guère plus. Le mode "No comment" est au vert. On sait simplement qu'il s'agit d'un consortium sino-japonais et qu'il est très interessé. On sait également avec certitude qu'il ne s'agit pas du couple BAIC/Panasonic revenu dans le jeu récemment avec son projet tout électrique.

Le fait est que cette offre tardive pourrait être la traduction d'une offre mûrement réfléchie qui aurait tout prévu. En tout cas elle est considérée comme très sérieuse et comme étant la plus chaude selon des sources proches des dossiers.

Visiblement les offres Youngman & Mahindra font pâles figures en comparaison et tout le monde de s'enflammer pour cette nouvelle qui, on a envie de le croire, est excellente !

Quoiqu'il en soit, les jours passent et le mois de mars touche à sa fin. Le dénouement est pour bientôt les amis et j'ose espérer que le candidat choisi saura nous redonner goût à la vie. :)

Mise à jour : Il y a de la confusion et de la contradiction dans les médias suèdois au sujet de l'identité de ce consortium .

En effet alors que Life with Saab citant Ttela affirme qu'il ne s'agit pas du duo BAIC-Panasonic mais de compagnies de fournitures directement en lien avec l'industrie automobile , d'autres médias affirment le contraire .Mais de qui parle-t-on en définitive ?

Je me suis penché sur l'article paru dans Expressen.se et voilà ce qu'il en ressort :

Selon les informations de la source on parle d'un consortium sino-japonais et d'une solution complète pour la production de voitures électriques et des batteries. L'intention déclarée est de préserver la marque Saab, mais pas les modèles de voitures actuels.

Y aurait il désormais un autre duo que BAIC-Panasonic sur les rangs pour lancer les Saabs electriques de demain ?
C'est un peu le bazar et j'ai envie de rester prudent par rapport à cette annonce .



mardi 6 mars 2012

Indian battle for Saab Automobile

-Tata Motors nie toute offre faite autour des actifs de Saab
-Des articles affirment que Tata a placé une offre de 350 millions de Dollars pour racheter les actifs de Saab.
-Le Président de Tata Motors affirme que Mahindra a placé une offre.
-Le porte parole de Mahindra dit qu'il s'agit de spéculations ...

samedi 11 février 2012

GM discourage Mahindra & Mahindra

Face à la résistance obstinée de GM, la société indienne automobile Mahindra & Mahindra hésite à faire une offre pour Saab Automobile selon DI.se.

"Il sera difficile pour les constructeurs automobiles que ce soit nous ou d'autres de prendre en charge Saab si GM n'est pas plus coopérant», a déclaré une personne dans la société, a indiqué le journal.


 Maintenant Mahindra envisage de retirer son offre. La société avait espéré prendre plus d'un d'accord de licence de GM pour l'achat de Saab, mais les interprètes concluent maintenant que le comportement de GM est de chercher activement à éviter la fabrication continue de Saab, écrit Di.

Pourtant, aucun des intervenants n'a fait une offre définitive pour l'ensemble de Saab. Les offres reçues de Youngman sont seulement indicatives. De plus en plus croient maintenant que Saab va être vendue en morceaux, écrit Di.


Faced with resistance from GM, the Indian automobile company Mahindra & Mahindra is reluctant to bid for Saab Automobile according to DI.se.

"It will be difficult for automakers either we or others to take over Saab if GM is not more cooperative," said a person in society, the newspaper said.


  Now Mahindra is considering withdrawing its offer. The company had hoped to take more than one license agreement from GM to buy Saab, but the interpreters now conclude that the behavior of GM is to actively seek to avoid the continued manufacture of Saab, writes Di.

However, none of the players made ​​a final offer for the entire Saab. Offers received from Youngman are indicative only. Increasingly people now believe that Saab will be sold in pieces, says Di.

mardi 7 février 2012

Mahindra goes ahead

CHENNAI: Mahindra & Mahindra (M&M ), which is among the four companies to show interest in Swedish automaker Saab, has signed a confidentiality agreement with the bankrupt company and is in the process of finalizing its bid.

Sources close to the deal said M&M is likely to tie up its bid in the next 15 days and Kotak Mahindra - which has earlier been the banker for M&M for several big deals, including Satyam - will probably be part of the Saab deal as well. The sources also said the top brass of M&M auto and its M&A team will meet later this week and take a final call on the structure of the bid. Pawan Goenka, president (auto and farm equipment sector), M&M, refused to comment.

The biggest hurdle in the revival of Saab is acquiring its technology, which the former ownerGeneral Motors (GM) has refused to part with. Sources said GM has made it clear that it will not give intellectual property rights (IPRs) to any buyer for the 9-4 x and 9-5 models, leading to the failure of an earlier bid by Chinese automaker Zhejiang Youngman Lotus Automobile. Since then, Youngman has reportedly put in a revised offer of 3 billion crowns ($446 million) for Saab.



CHENNAI: Mahindra & Mahindra (M & M), qui est parmi les quatre entreprises à s'intéresser au constructeur automobile suédois Saab, a signé un accord de confidentialité avec l'entreprise en faillite et est en train de finaliser son offre.

Des sources proches de l'affaire ont déclaré que M & M est susceptible de soumettre son offre dans les 15 prochains jours et Kotak Mahindra- qui a déjà été le banquier de M & M pour plusieurs grosses affaires, y compris Satyam - fera probablement partie de la transaction Saab . Les sources ont également déclaré que les hauts gradés du département M & M  et de son équipe M & A se réuniront plus tard cette semaine afin de finaliser la structure de l'offre.

Le plus grand obstacle à la relance de Saab est l'acquisition de sa technologie, ce dont l'ancien propriétaire  General Motors(GM) a refusé de se séparer. Selon certaines sources, GM a clairement fait savoir qu'il ne donnera pas les droits de propriété intellectuelle (DPI) à tout acheteur pour les 9-4 x & 9-5 , ce qui a conduit à l'échec d'une offre faite plus tôt par le constructeur automobile chinois Zhejiang Automobiles Youngman Lotus.Depuis lors, Youngman aurait mis  une offre révisée de 3milliards de couronnes (446 millions de dollars) pour Saab.